vendredi 14 décembre 2012

Eglantine 2012

Dernier coup de collier de l'année. Nous transformons une partie des gratte-cul récoltés cet automne. Toujours dans l'atelier agro-alimentaire flambant neuf du CFPPA de Florac.
Nous sommes très satisfait de cette session. Il nous aura fallu 4 ans pour "réussir" cette confiture !

samedi 8 décembre 2012

Construction d'un bélier hydraulique Partie 3

Sur mon premier bélier, j'ai eu la chance d'avoir un voisin qui soude l'inox, et qui m'a fait un réservoir sur mesure. Un tube de 10cm de diamètre sur 60cm de haut (toujours d'après les mêmes plans). L'inox, c'est l'idéal, mais pas évident à trouver. Les réservoirs que l'on voit sur les différents béliers du web sont souvent fait de récup. Bouteille de gaz, tuyau PVC, extincteur, vase d'expansion... J'ai récemment eu l'occasion de récupérer des extincteurs (merci Sandrine !), alors je les utilises.

Rien de plus simple que de tout démonter !! Un coup de pince et on sort la cartouche de CO². Dommage, le pas de vis n'est pas normalisé, il faudra bidouiller quelque chose pour adapter sur le bélier.
Un autre coup de pince, et on enlève la lance ainsi qu'un tube plastique à l'intérieur.
 
Côté pas de vis, bonne nouvelle, le pas de la lance est normalisé 20x27. Je vais donc changer un peu mes plans, la sortie d'eau se fera par ici.
Reste plus qu'à vider la poudre...
 ...et le tour est joué : un réservoir d'environ 7 litres résistant à la pression. Avec un extincteur usagé ça marche aussi !

Lors du premier démontage des clapets anti-retour, j'avais foiré des pas de vis. Du coup, je vais utiliser les côtés non foiré pour l'adaptation sur le bélier.
Un petit coup de disqueuse pour décaper la peinture et c'est parti avec le poste à souder...
Ha ?! Acier sur laiton, ça n'a pas l'air possible avec la soudure à l'arc... Bon, je vais réfléchir un peu plus... Il y a sûrement une solution du côté de l'oxygène/acétylène. La suite plus tard alors !!

vendredi 7 décembre 2012

FIN de la saison ? DEBUT des vacances !

Ça y est les récoltes sont finies pour cette année. On a terminé le genièvre avant que la neige arrive.
Il reste encore à trier les baies une à une. Au total ca fera 50 kgs de genièvre. 
25 kgs pour l'herboristerie Ariès en Suisse, 10 kgs pour la coopérative Causse Lozère (charcuteries), le reste pour nous (aromates, tisanes, sel). 

Sinon entre nous...
J'ai pas très bien vécue cette fin de saison. Depuis trois ans, il a fallu déployer une énergie folle pour mettre en place notre activité, travailler en couple, l'arrivée d'un enfant, ressentir ses limites physiques ...
Je suis fatiguée, désorientée, bousculée, perdue...Bref besoin de faire un break, prendre du recul...d'où les vacances et le changement d'air.  
C'est important pour moi de vous le dire parce que le blog est parfois une vitrine "idyllique" de notre aventure professionnelle et humaine. Il y a aussi dans tout ça des faiblesses, des doutes, un manque d'entrain, un manque d'équilibre, de la feignantise, de l'immaturité... de la VIE quoi !

lundi 26 novembre 2012

A la sainte Catherine...

En ce moment, nous mettons en place un petit verger sur la partie haute de notre parcelle. Une partie utilisée jusqu'à présent comme salle d'attente pour les juments : Quand l'une travail l'autre est au pré. Pas facile de concilier verger et pâture pour nos juments. La solution : diviser le pré en plusieurs morceaux grâce à une haie d'arbre ET une bonne clôture. 
Une quinzaine d'arbres en tout, reliés entre eux par des arbustes plus bas (rosiers, hamamélis, myrtillier, cornouiller...). Une quarantaine de trous... Nous avons loué une mini-pelle !
Intéressant de "sonder" comme ça la parcelle : on s'aperçoit que le sol est loin d'être uniforme, même sur une zone relativement petite. Certain arbres auront plus de chance que d'autre :
Un petit tour par la foire de Saint Jean du Gard et nous voila prêt à replanter nos arbres et arbuste.
La météo nous à laissée bien avancer le chantier. Encore quelques coups de pelle (à main cette fois ci !) et se sera terminé.

samedi 24 novembre 2012

Construction d'un bélier hydraulique Partie 2

La suite de la construction du bélier nous mène à la modification d'un des clapets anti-retour : la pièce maîtresse de la bête. Il faut essayer de trouver un clapet anti-retour assez grand. Plus il sera grand, plus on aura de la place à l'intérieur pour bidouiller ! N'hésitez pas à faire plusieurs magasin. Pour un ordre d'idée, sur notre premier bélier, le clapet fait 8cm, sur le nouveau : 6cm.
Dans un premier temps, il faut enlever le clapet plastique d'origine. En apparence, rien de laisse transparaître un quelconque moyen d'ouvrir le clapet. Mais si on regarde à l’intérieur, on aperçoit un pas de vis dissimulé.
On chauffera donc la partie où se trouve le pas de vis caché avec un chalumeau.
Observez au passage que j'ai monté les tés de chaque côté du clapet. Ceci afin de ne pas déformer les pas de vis, ce qui le rendrait inutilisable. Je parle en connaissance de cause... malheureusement !
On chauffe donc jusqu'à apercevoir la rainure cachée trahie par la colle qui brûle :
 
Un coup de pince (sans forcer surtout) et le tour est joué. Attention aux brûlures ! Les pièces sont bouillantes !
Le clapet plastique est hors d'usage, c'est normal. De toute façon, il n'aurait pas résister longtemps aux futurs coups de bélier à répétition. Les choses sérieuses peuvent commencer : la fabrication du nouveau clapet... la suite dans un prochain épisode !

mardi 20 novembre 2012

Portage

Nous avons essayé le bât récemment acquis. Nous avons commencé de sortir de la parcelle des tronçons de frênes que nous avions coupé à l'automne.
Conclusion d'une première journée : Pas si simple que ça ! Il faut bien équilibrer le chargement de chaque côtés, il faut bien jauger le poids total, il faut bien anticiper la trajectoire pour ne rien accrocher... Et puis ça fait combien de temps qu'elles n'ont pas portées ?! Il n'y a pas de secret, il faut s'entrainer et pratiquer !!

lundi 19 novembre 2012

Petite leçon d'herpétologie

Dans un précédent post, je publiais une photo d'un serpent :
Après une identification hâtive, je concluais sur une couleuvre à collier. Mais c'était sans compter sur les cyber-visiteurs qui m'ont remis sur le droit chemin ! Un zoom sur la bête :
Pupille verticale = Couleuvre à collier. C'est une vipère. La question qui se pose maintenant : vipère péliade ou vipère aspic
Péliade : museau nettement arrondi, une seule série d'écailles entre l’œil et les écailles labiales supérieures.
Aspic : museau typiquement "retroussé" et anguleux, seule vipère de France qui présente deux séries d'écailles entre l’œil et les écailles labiales supérieures.

Verdict : il s'agit bien d'une vipère aspic et non d'une couleuvre à collier ! Mea culpa !

Je profite du post pour copier/coller quelques observations intéressantes pour les curieux : 
C'est à cause des vipères que les autres serpents sont tués sans pitié, mais aussi à cause de la bible la représentant comme une incarnation du diable. Cependant, les vipères provoquent peu de morsures mortelles en France par rapport, par exemple, aux guêpes... En moyenne, un seul décès est à déplorer en France, par an... Beaucoup moins que ceux causés par les guêpes ! De plus ces serpents se cachent tout de suite, et ne se défendront que dans des situations les menaçant, par exemple si un promeneur marche sur sa queue... En conclusion, c'est une espèce à protéger, pas si dangereuse que cela ! (Serpent de France.fr)
Autre chose que j'ai appris grâce à elle : l'ovoviviparité. C'est à dire que les œufs incubent et éclosent dans le ventre de la femelle, sans relation nutritive avec celle-ci. A mi-chemin entre les ovipares et les vivipares. Lien lien wikipédia, intéressant !

Un autre lien de site d'identification des reptiles : Coronella

vendredi 16 novembre 2012

Construction d'un bélier hydraulique Partie 1

Il nous faut un deuxième bélier pour la saison prochaine. Je me lance dans la construction de la bête... Alors autant vous en faire profiter !
Je me base sur le même modèle que notre premier bélier. Il s'agit d'UNE sorte de bélier, peut être pas la meilleure, des montages différents sont possibles, des tailles différentes aussi. Bref, c'est un bélier en tuyauterie 1" (26x34) qui a déjà fait ses preuves ici, alors je recommence !

La première partie de cette construction est simple, il vous suffit de trouver un magasin pour acheter ces pièces de tuyauterie très courantes :
Un nez de robinet pour raccorder un tuyau d'arrosage Ø19.
Un té mâle.
Un clapet anti-retour.
Un autre té mâle.
Un autre clapet anti-retour (le plus grand possible).
Une vanne.
Un raccord pour l'alimentation du bélier, ici, un tuyau polypropylène 1".

Une bonne partie de l'investissement est fait : comptez environ 60 €.

Une fois les différentes pièces assemblées, le bélier a quasiment sa forme finale :
Il ne reste plus qu'à modifier le clapet anti-retour vertical et trouver un "réservoir" qui ira sur le premier té... la suite dans un prochain épisode !

mardi 13 novembre 2012

Frisquet ce matin...


Cette année les juments vont bien profiter de l'abri.
Je commence à leur donner un peu de foin (le refus du troupeau de chèvres), mais l'herbe, même rase, semble être meilleure !

lundi 5 novembre 2012

Quoi de neuf ?

Il n'y a pas que de la poésie au programme ! Ces derniers temps, quand nous n'étions pas en cueillette de genièvre ou de gratte-cul, nous avons pu admirer les belles couleurs d'automne...

...nous avons pu observer encore des bébêtes...
 
La mégère (Nymphalidae satyrinae),
Le bronzé (Lycaenidae lycaeninae),
 
et un serpent : une couleuvre à collier me semble-t-il.

... malgré un petit épisode hivernal.

Quetsche et Toundra sont passées à la manucure.
Admirez au passage qu'il n'y a pas que les feuilles qui sont tombées cette automne...

dimanche 4 novembre 2012

Poésie du dimanche


Fusain d'Europe et bois flotté

dimanche 28 octobre 2012

Poésie du dimanche

Une châtaigne tombe
les insectes font silence
parmi les herbes

Boshô (poète japonais)

dimanche 21 octobre 2012

Poésie du dimanche

Pour redescendre vers l'hiver
La grande clarté de l'été
Vient de se mêler aux arbres verts
Qui en deviennent tout dorés...







Mais la  lumière est prisonnière,
Rougie au feu, le vent la cueille
Pour la déposer sur la terre
Où elle danse avec les feuilles.






La terre éblouie de beauté
Par la lumière en devenir
se recueille pour engendrer
Le clair Soleil de l'Avenir.






Roger Gandon "Lumière d'automne" 1982.

dimanche 14 octobre 2012

Poésie du dimanche

Comme il sont beaux
Les champignons
Les tueurs

Kobayashi Issa (poète japonais 1763-1827)

samedi 13 octobre 2012

Gentiane

Voila une récolte musclée !! Ça change de la cueillette de fleurs délicates ! Nous n'en somme pas à notre premier manche de bêche cassé.
Il faut parfois creusé assez profondément pour extraire les racines coriaces et ramifiées. Certaines sont exceptionnelles par leur diamètre et leur longueur :
Comme toute cueillette sauvage, il faut faire bien attention de ne pas nuire à la "colonie". Bien que cette station soit vaste, cette année nous avons essayé de remettre dans le sol, la partie supérieur de la racine. Elle présente de nombreux bourgeons susceptibles de repartir au printemps. Si cela fonctionne, notre cueillette n'aurait aucun impacte sur la station. A surveiller.

Les racines récoltées sont ensuite triées, brossées, lavées puis rappées avec un coupe légume. A l'heure qu'il est, elles sont maintenant au séchoir et attendent patiemment de rejoindre notre tisane pour le foie !