vendredi 12 octobre 2012

Boulots d'automne

Pendant que les cueillettes sauvages d'automne se poursuivent (genièvre, gentiane, gratte-cul), à la parcelle, c'est un tout autre job qui nous occupe. C'est la saison de l'entretien, de l'aménagement, du soin du paysage. Nous avons de la main d’œuvre, aussi nous avons entrepris de "nettoyer" la baume (abri naturel).
Au fil du temps des outils plus ou moins anciens se sont accumulés et la végétation a poussé par dessus. Les poutres que l'on voit suspendues à la falaise sont le vestige d'un hangar. L'endroit est sec, les outils ont conservé leur parfait état de marche.

Un peu de bucheronnage aussi : un bouquet de frênes "mal placé". Ce sera l'occasion d'essayer le bât pour sortir le bois de la parcelle sans faire de dégât.

La clôture aussi passe à l'entretien. Le gibier circule en ce moment et notre clôture n'est pas en super état. Malgré des traces repérées dans la terre fraîche de la parcelle (chevreuil et sanglier), nous n'avons pas observé de dégât. Pourvu que ça dure !

jeudi 11 octobre 2012

Bât

Nous avons récemment acquis un bât de l'armée suisse. Il nous servira essentiellement pour porter du bois. Premier essai sur nos juments. Ajustement des cuirs et observations des réactions...

Quetsche : "Tiens ?! Quelle est donc cette nouveauté ? A quoi cela peut-il bien servir ? J'ai l'impression que c'est pour nous... Ha !! Ho non !! Il va essayer de me le mettre sur le dos ! Pourquoi moi ?! Est-ce douloureux ? Pourquoi ça fait ce bruit ?? Attention, préparons nous à fuir si ça tourne mal !
C'est bon, c'est terminé ?! Mouai... Restons sur nos gardes !!"

Toundra : "Zzzzzzzzzzzzzzz... Hâ... Tiens, il m'a mis un truc sur le dos. Si ça peut lui faire plaisir."

mercredi 3 octobre 2012

Y a aussi des ratés !

On avait profité de bras supplémentaire (merci papa, Ly et Mickaël) pour éplucher tous nos oignons et échalotes. Environ 150 kgs frais.

Et puis très mauvaise surprise au séchage. Les oignons sont ressortis bruns !  On n'explique pas ce qui s'est passé. L'année dernière ils avaient bien séchés. Les échalotes, elles ont bien passé le cap.
L'année dernière c'était notre production de sirop qui avait mal tournée, on avait par conséquent décidé d'arrêter ces produits (que nous n'aimions pas d'ailleurs). Ça fait aussi parti du jeu d'avoir des échecs !

lundi 1 octobre 2012

Le lait de la colère

OUI, je soutiens les 9 paysans assignés 

au pénal pour avoir déversé "le lait de la colère".


Ce jeudi 4 octobre 2012 nous devons accompagner ces 9 personnes qui paient les pots cassés alors qu'ils étaient plus de 300 en colère !

Rendez-vous à 12h30 place Jean Jaurès pour une marche solidaire jusqu'au tribunal. Les organisations professionnelles agricoles leur réclament 117 730 euros de dommages et intérêts. Nous pouvons également leur apporter un soutien financier auprès de l'association :  "Comité de soutien des paysans" Bas lieu 42141 St Denis sur Croise.


Un entretien avec Raymond et Sylviane Pitiot -mon oncle et ma tante-, qui ont participé à ce mouvement. Ils reviennent sur cette "crise du lait", sur la lutte menée à l’époque et sur la répression qui s’abat, trois ans plus tard : Raymond fait en effet partie des neuf paysans qui comparaîtront.


Replacer l' action du 21 septembre 2009 dans son contexte 

Dès le début 2009, la Confédération paysanne tire la sonnette d’alarme : « Si l’on ne maîtrise pas la production laitière, nous allons au-devant d une grande catastrophe ! ».
Courant mai, l’arrivée des paies d’avril provoque un coup de tonnerre dans les campagnes : 216 euros les mille litres !

La stupeur fait rapidement place à la colère. Dès lors, les actions se multiplient afin de réclamer un prix du lait décent et correspondant au prix de revient des paysans ainsi qu’une véritable politique laitière. Les actions s'enchaînent à un rythme effréné :
En mai, blocage de la préfecture de la Loire puis des usines Lactalis et Sodiaal.
En juin, actions à la MSA1, blocages d'usines Sodiaal dans la Loire et l'Isère, nouveaux blocages chez Lactalis, nouvelle action à la préfecture.
Face à nous, un état silencieux plus prompt à envoyer la troupe plutôt qu’à négocier et des industriels laitiers qui ne veulent surtout pas remettre à plat la répartition des marges au sein de la filière laitière. Pendant ce temps, la contestation prend de l'ampleur, les rangs des manifs grossissent, les gens désespérés sont de plus en plus déterminés.

Fin juin, nouvelle action à la MSA qui sera suivie d'une grande marche silencieuse à travers les rues de St Étienne.
En juillet, nouvelle action pour tirer la sonnette d'alarme à la MSA et toujours pas de réponses à la hauteur des enjeux. Puis, c'est au tour du Crédit Agricole d'être visé, sans succès, le dialogue ne s installe pas.

Fin août, sous le kiosque place Jean Jaurès, la Conf’ invite l’ensemble des OPA2 à débattre et à échanger avec les paysans. Sous la pluie de très nombreux paysans débattent et échangent, sans les OPA dont le silence interpelle.

Le 16 septembre, le lait de la grève est épandu chez Sodiaal à La Talaudière et chez Lactalis à Andrézieux-Bouthéon puis à Sauvain. Le lendemain, c’est au tour des élus réunis autour des petits-fours et du champagne au centre de thalassothérapie de Montrond-les-Bains de recevoir la visite des producteurs de lait. Deux mondes se télescopent : des élus incompétents et qui se foutent royalement du désarroi grandissant des producteurs de lait.
Dialogue de sourds : « Nous sommes assis sur un baril de poudre et personne n'en a conscience ». Le ton monte, les paysans semblent prêts à tout même au pire. Le désespoir n’est jamais de bon conseil !

Le 21 septembre 2009, 300 à 350 producteurs de lait de tous horizons syndicaux se réunissent au musée l’Art Moderne, tonnes à lisier remplies de lait. La cible du mécontentement… une crise qui n’en finit pas, des élus autistes, une administration qui applique avec zèle la politique d'élimination des paysans  initiées par Mariann Fischer Bool et relayé par le gouvernement français.
Alors, tout le monde se dirige vers la Cité de l'agriculture où les paysans déversent le lait de leur colère... pas de cri de joie ou de victoire mais le sentiment de désespoir, d’épuisement, de refus de la fatalité... Le combat de la dignité et de la vie....

Nous refusons d’être la variable d’ajustement des appétits voraces de profits de l’agro-industrie.

1 Mutualité Sociale Agricole
2 Organisations Professionnelles Agricoles

dimanche 30 septembre 2012

Poésie du Dimanche

L'automne est bien là
Ce qui me le fit comprendre
C'est l'éternuement

Yosa Buson (poète japonais1716-1783)

vendredi 28 septembre 2012

Observation, reflexion, conclusion

En ce moment, on relâche un peu le rythme aussi on a plus de temps pour flâner et observer la nature. Nous avons pu apercevoir de nombreuses espèces de champignons dans les sous bois sans pouvoir les identifier par méconnaissance. La rivière nous pose question car de trop nombreuses algues stagnantes et noirâtres y prolifèrent. La forêt nous indique des passages d'animaux : sangliers, chevreuils, renards. Avec la chasse et la période de brame du cerf, il y a du mouvement.
A la parcelle, on observe le travail du compost. On y a rajouté des pommes tombées au sol pour attirer les vers de terre. Il a déjà bien travaillé. Il est beau.

Il a y encore de la couleur dans le paysage : mélisse, fleurs de cosmos et fleurs de bourrache.

dimanche 23 septembre 2012

Poésie du Dimanche

La sauterelle

 La sauterelle se désespère
elle n'a plus de corde à sauter !
soir et matin elle erre elle erre :
la tristesse c' est lourd à porter…


Mais l' araignée a très Bon cœur.
Elle est sortie de sa demeure portant un fil qu' elle a tissé entre deux gouttes de rosée
pour en faire petites poignées.


Et tous les matins de bonne heure avec sa corde parmi les fleurs
La sauterelle court s' élance
Sac au dos
elle part en vacances... 


Serge Anonaramma

vendredi 21 septembre 2012

Rendez-vous chez le dentiste

Cette été, nous avions cassé une dent du griffon que nous utilisons très souvent avec les juments. Certaine racines du bord de la parcelle sont encore solides !
Nous avons bien tenté une soudure mais la dent est en fonte. D'après LE spécialiste soudure du village : "c'est sans garantie". Heureusement, nous avons trouvé mieux ! Des amis nous ont dépannés d'une dent "neuve" d'une bineuse qu'ils n'utilisaient pas pour le moment. Le griffon est de nouveau opérationnel.
Merci beaucoup le Mas de Jammes. On vous revaudra ça ! J'en profite pour le faire un petit clin d'oeil. Le Mas de Jammes, c'est quoi ?
C'est une ferme ancestrale sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle, comprenant de nombreux bâtiments (maisons, grange, écurie, séchoir...) et des terres (jardins, potager, verger, bois, prés...).
En 1980, la ferme n'est plus qu'une ruine... tout est a refaire.
Après des années de travail, le Mas est à nouveau vivant, les bâtiments de nouveaux viables (pour la plupart), les terres en culture (potager, jardins de plantes aromatiques et médicinales, vergers).
Quant aux animaux, c'est au fur et à mesure qu'ils sont devenus les compagnons indiscutables du lieu, chiens, chats, chevaux, âne, chèvres et bouc, abeilles...

Le lieu est maintenant un endroit en pleine "réévolution", le but ultime étant la création d'un Eco Hameau, lieu d'accueil, de découverte, de partage...

jeudi 20 septembre 2012

Automne

 Lancement de la campagne de récolte du genièvre par -1°C ce matin.
Agitation autour du séchoir pour conserver les fruits et légumes de la saison.
  
...carottes...tomates....pommes.... échalotes...oignons...

mercredi 19 septembre 2012

A s'y méprendre...

Un attroupement de voitures, de bonne heure...
Un chien de chasse...
Un bon gueuleton entre amis...
Mais non ce n'est pas un rendez-vous de chasseurs mais plutôt le top départ pour le ramassage des pommes de terre.
L'union fait la force, dans la foulée, nous avons récoltés les oignons. Une bonne chose de faite !
Certains profitent du retour pour se faire une balade à dos de cheval.
Merci les amis et merci les jujus.