Affichage des articles dont le libellé est Autre. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Autre. Afficher tous les articles

lundi 29 décembre 2014

Juniperus communis

Nom commun : Genièvre
Famille : Coniféracés
Nom latin : Juniperus communis
Signification : vient du celtique juneprus « âcre » à cause de la saveur du fruit
Origine géographique : Régions sèches hémisphère Nord.
Parties utilisées : baies, extraits des rameaux, cendres, sommités fleuries
Saveurs : Balsamique, épicée, acidulée, légèrement sucrée.

Poursuivis par les soldats d’Hérode, Marie et Jésus trouvèrent refuge entre les branches de genévriers. Depuis cet arbuste est le symbole de l’asile, le lièvre le sait qui lorsque les chiens le serrent de près, s’y réfugie, l’odeur des baies du genévrier déroutant alors la meute.

Les alchimistes l’employaient pour chauffer leurs cornues, affirmant qu’un charbon allumé et recouvert de cendres de genévrier garde son feu un an entier.

Ses branches accrochées à la porte des maisons passaient pour éloigner les serpents par leur odeur et on en faisait brûler sur les places publiques dans les rues et les habitations pour combattre les épidémies de peste et de choléra : Hippocrate protégea ainsi Athènes contre un de ces fléaux et on fit de même dans les hôpitaux de paris pendant l’épidémie de variole de 1870.

Les baies sont l’un des diurétiques les plus anciennement connus.

jeudi 25 avril 2013

Ginkgo biloba

Lors de la plantation des fruitiers sur la partie haute de la parcelle, j'ai réservé un trou pour un ginkgo biloba. Mais pas n'importe lequel...
Ce ginkgo est né durant mes études d'herboristerie en Belgique. Notre professeur de botanique nous avait apporté les "fruits" d'un ginkgo bruxellois. Une curiosité botanique car il ne s'agit en fait pas d'un fruit mais... Bref ! Je vous laisse lire le paragraphe "reproduction" de l'article de wikipédia si ça vous intéresse !
J'avais donc récupéré 4 graines. Une seule a germée.
Printemps 2008 : les premières feuilles se déroullent

Sur la première saison, un arbre bien droit s'est dessiné et déjà de belles grandes feuilles bilobées.

L'hiver 2008 dans le nord se passe à merveille et mon ginkgo continue sa croissance au printemps suivant.
Printemps 2009 : la tête continue de s'allonger

Durant l'hiver 2009 le ginkgo déménage et arrive avec nous en Lozère. L'hiver plus rigoureux ne le dérange pas et au printemps 2010 il redémarre imperturbable.


Mais c'était sans compter sur un coup de froids tardif qui "grille" le bougeons terminal. Pas de croissance donc cette année là ! 2011 rattrapera ce coup dur et le ginkgo se dotera de 5 nouvelles grandes branches.
Printemps et été 2011
 
2012 sera plus modérée quant à la croissance. Des petites branches apparaissent et quelques ramifications aussi.
Des petits accidents de parcours...

Après une naissance en ville, un déménagement de plus de 1000km, quatre hivers rigoureux, le ginkgo à maintenant trouvé sa place définitive dans notre parcelle :
En espérant que les chevreuils du quartier ne le trouvent pas à leur goût !

vendredi 19 avril 2013

Stock d'emballages

L'hiver est le temps (entre autre) de prévoir la saison future. Nous essayons notamment de prévoir la quantité d'emballage dont nous auront besoin sur la saison entière. Nous avons le temps de chercher les fournisseurs, de comparer les différents emballages et de commander. Travail impossible une fois le nez dans le guidon !
Notre stock d'emballage (pots en verre) est arrivé. Heureusement que nous pouvons compter sur les voisins pour nous donner un coup de main pour tout ranger !
La saison peut commencer !

lundi 1 avril 2013

Du nouveau sur nos routes

Il faudra désormais lever le pied car ce lundi de Pâques a vu l’apparition d'un radar automatique par chez nous !
Sur cette route limité à 90km/h et malgré l'absence de radar pédagogique je doute que ce radar soit rentable !
Simple poisson d'avril ou protestation à l'égard des automobilistes qui roulent parfois un peu vite sur nos petites routes ?!

dimanche 24 mars 2013

Poésie du dimanche

 Carnaval. La fête du printemps.
Martin : une poésie à lui seul !

lundi 11 mars 2013

Récup' dangereuse !?

Bien que mon précédent post sur le retrait de la ligne moyenne tension n'était pas des plus passionnant, je vais vous en reparler ! Un peu de lecture, mais c'est intéressant !

Les poteaux tombés au sol en font rêver plus d'un ! En effet, ce bois défit la logique naturelle en restant imputrescible pendant des dizaines d'années et cela sans entretient ! Wouaw ! En plus, ces poteaux semblent facilement récupérable. D'une part car ils sont au sol depuis plus d'un mois à la portée de celui qui les veut. Et d'autre part, on peut apparemment les récupérer légalement et gratuitement en signant une décharge auprès des équipes dépêchées sur le terrain pour les retirer. Bref, pourquoi se priver d'une telle prouesse technique !?

Quand c'est trop beau... C'est louche ! Et puis c'est pas si beau que ça : Qui n'a jamais sentit cette odeur nauséabonde en passant à coté d'un poteau poisseux suintant un jour de forte chaleur ? Je décide donc de me renseigner un peu sur le sujet...

Il existe deux types de poteaux : Les noirs qui sentent mauvais et les verts "tout beau tout propre". Ils résultent de deux traitements autoclaves (sous vide et sous pression) différents.
Respectivement à la créosote...
 
...et aux sels CCA (Cuivre, Chrome, Arsenic).
Un des fabricants de ces poteaux nous renseigne sur ces deux types de traitements :
- La créosote provient de la distillation de la houille. Elle est composée d’Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) qui sont biodégradables, mais à très longue échéance puisque leurs molécules sont très grandes. Il faut donc éviter les fuites de créosote vers le milieu extérieur. Les créosotes utilisées de nos jours (WEI Type C) sont beaucoup moins volatiles et lessivables qu’auparavant, ce qui réduit les fuites vers l’environnement pendant la durée de vie du bois. La créosote reste donc dans le bois qui, s’il est ensuite recyclé à une température suffisante, permettra une dégradation complète des HAP, et donc un recyclage sans rejet.

-Les formulations de sel se sont considérablement améliorées au cours des dernières années, avec la suppression de l'Arsenic voire du Chrome dans certaines formules. Les bois imprégnés nécessitent une période de fixation afin que la solution de sel puisse se fixer au bois de manière permanente et persistante. Le recyclage des bois traités au sel doit se faire dans des installations appropriées car la combustion du bois va libérer les métaux lourds associés au sel utilisé lors de l'imprégnation.

En juillet 2010, une "Charte d'engagement volontaire relative à la réutilisation et à l'élimination des poteaux et des traverses en bois traités à la créosote et au CCA" a été signée par : la secrétaire d’État à l'écologie Chantal Jouanno, Réseau ferré de France (RFF), ErDF, France Télécom, la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR) ainsi que par l'association Robin des Bois (association qui a donné l'alerte sur ce sujet).

Dans cette charte, on apprend :
- La créosote est nocive par inhalation (vapeurs toxiques et irritantes pour les yeux et les voies respiratoires), par combustion (dégagement de gaz toxiques) et par contact cutané (irritation de la peau, dermite phototoxique en cas d’exposition aiguë, cancers cutanés en cas de contacts répétés et prolongés). La créosote est classée cancérogène de catégorie 2 (Substances devant être assimilées à des substances cancérogènes pour l’homme. On dispose de suffisamment d’éléments pour justifier une forte présomption que l’exposition de l’homme à de telles substances peut provoquer un cancer).
- Les CCA sont très toxiques (intoxication par l’arsenic), par inhalation (vapeurs toxiques, poussières), par combustion (dégagement de gaz toxiques) et par contact cutané (irritation des yeux et de la peau). Les CCA contiennent notamment de l’arsenic qui est une substance classée cancérogène de catégorie 1 (Substances que l’on sait être cancérogènes pour l’homme. On dispose de suffisamment d’éléments pour établir l’existence d’une relation de cause à effet entre l’exposition de l’homme à de telles substances et l’apparition d’un cancer), et dont les effets sont susceptibles de survenir en cas d’inhalation ou d’ingestion répétée.

Ça donne déjà un peu moins envie de récupérer ces poteaux ! Je continue, toujours dans la même charte :

Compte tenu de la quantité résiduelle estimée de créosote ou de CCA dans les bois au moment de leur retrait, ces derniers sont donc des déchets dangereux au sens de l’article R.541-8 du code de l’environnement.

Qui dit déchets dangereux dit recyclage. Cette charte prévoie donc la mise en place d'une filière de traçabilité et de recyclage pour ces déchets. Malheureusement, le stock de ce genre de bois diffusé depuis des années chez les particuliers est trop diffus, impossible à tracer et donc impossible à recycler.

Alors que les différents signataires de cette charte s'engage à "n’effectuer aucune cession à des particuliers", quid de la possibilité de récupérer les poteaux sur simple demande aux équipes chargées de les enlever ? Et les bouts de poteaux resté dans les sols ?
Bref, ces cochonneries n'ont pas finit de polluer sournoisement ! En tous cas, vous l'aurez compris, je ne vous encourage pas à récupérer ces poteaux !

Pour les curieux :
Association Robin des Bois : Déchets dangereux : le cas des traverses de chemins de fer traitées à la créosote et des autres bois traités à l'arsenic.
Actu environnement : Poteaux et traverses usagés : vers une meilleure élimination du bois pollué.

mardi 5 mars 2013

L'avez-vous aperçu dans votre jardin?

Dentition de Taupe (Talpa europaea)
Avec ses grosses pattes avant qui sont comme des pelles ce petit monstre creuse des tunnels pour y établir son territoire de chasse. Trois fois par jour, il visite ses galeries pour y trouver des proies : lombrics, larves d'insectes, coléoptères ou encore limaces. Ce mammifère de 10 cm est un pur carnivore comme le  montre bien son impressionnante dentition (44 dents) ! Aussi grenouilles, lézards et orvets ne sont pas à l'abri de son appétit quasi insatiable. Cette bestiole engloutit chaque jour une fois et demi son poids. Aussi quand le territoire de chasse est épuisé, il doit creuser d'autres galeries ! L'animal ne connait pas de sommeil hivernal il doit  prévoir en conséquence sa nourriture mais il sait flairer si l'hiver sera long ou court. Il amasse principalement des lombrics dans des chambres à provisions qu'il garde vivant en leur sectionnant les nerfs moteurs d'un coup de dents à l’arrière de la tête. La forme de son corps est cylindrique, lui permettant de se tourner sur lui- même ou de reculer sans jamais se coincer. Son pelage aux poils verticaux, courts et épais n'accroche ni la terre ni l'eau. Il est toujours propre. Il vit dans un "donjon", une chambre un peu à l'écart des galeries de chasse qui lui sert de nid et de lieu d'habitation. Les jardiniers pestent souvent contre la taupe mais elle n'est reste pas moins une étonnante petite créature!

inspirée par "Histoires d'animaux" d'après Gerbert Grohmann
Source photo ICI

samedi 2 février 2013

Chez les Paysans

Cette année, nous nous investissons dans un nouveau point de vente collectif. Un magasin du réseau "Boutiques Paysannes" situé à Florac qui regroupe 16 producteurs et artisans .
On y trouve des confitures, des fromages de chèvre et de brebis, du canard, du porc, de la volaille, des légumes frais, du vin, de la bière, du miel, des cosmétiques, les poteries, des objets en bois... Bref, une très large gamme de produit de qualité fabriqués localement : Cévennes et Causses. Le magasin est ouvert toute l'année sauf le mois de Janvier, aussi, ce week-end, c'était l'ouverture ! Les permanences sont assurées uniquement par les producteurs, alors n'hésitez pas à venir nous rencontrer !

mardi 22 janvier 2013

Cocorico !!

Et oui, du fond de notre vallée enneigée/verglacée, un cri de fierté se fait entendre aujourd'hui ! Grâce à la neige, nous avons participé à un jeu sur le blog Percheron International. Cela consistait à envoyer des photos de nos chères juments sous la neige !

Voilà donc Quetsche et Toundra publiées sur le blog Percheron International. Merci !

Un blog qui relait l'actualité du cheval percheron bien sur, mais qui publie aussi de nombreux articles sur la traction animale agricole, l'attelage, le débardage au cheval... Les articles dépassent souvent nos frontières et sont toujours superbement illustrés !
 
Je conseil ! Même si vous ne vous intéressez pas au(x) monde(s) du cheval, pour la curiosité et le plaisir des yeux !!

vendredi 7 décembre 2012

FIN de la saison ? DEBUT des vacances !

Ça y est les récoltes sont finies pour cette année. On a terminé le genièvre avant que la neige arrive.
Il reste encore à trier les baies une à une. Au total ca fera 50 kgs de genièvre. 
25 kgs pour l'herboristerie Ariès en Suisse, 10 kgs pour la coopérative Causse Lozère (charcuteries), le reste pour nous (aromates, tisanes, sel). 

Sinon entre nous...
J'ai pas très bien vécue cette fin de saison. Depuis trois ans, il a fallu déployer une énergie folle pour mettre en place notre activité, travailler en couple, l'arrivée d'un enfant, ressentir ses limites physiques ...
Je suis fatiguée, désorientée, bousculée, perdue...Bref besoin de faire un break, prendre du recul...d'où les vacances et le changement d'air.  
C'est important pour moi de vous le dire parce que le blog est parfois une vitrine "idyllique" de notre aventure professionnelle et humaine. Il y a aussi dans tout ça des faiblesses, des doutes, un manque d'entrain, un manque d'équilibre, de la feignantise, de l'immaturité... de la VIE quoi !

lundi 1 octobre 2012

Le lait de la colère

OUI, je soutiens les 9 paysans assignés 

au pénal pour avoir déversé "le lait de la colère".


Ce jeudi 4 octobre 2012 nous devons accompagner ces 9 personnes qui paient les pots cassés alors qu'ils étaient plus de 300 en colère !

Rendez-vous à 12h30 place Jean Jaurès pour une marche solidaire jusqu'au tribunal. Les organisations professionnelles agricoles leur réclament 117 730 euros de dommages et intérêts. Nous pouvons également leur apporter un soutien financier auprès de l'association :  "Comité de soutien des paysans" Bas lieu 42141 St Denis sur Croise.


Un entretien avec Raymond et Sylviane Pitiot -mon oncle et ma tante-, qui ont participé à ce mouvement. Ils reviennent sur cette "crise du lait", sur la lutte menée à l’époque et sur la répression qui s’abat, trois ans plus tard : Raymond fait en effet partie des neuf paysans qui comparaîtront.


Replacer l' action du 21 septembre 2009 dans son contexte 

Dès le début 2009, la Confédération paysanne tire la sonnette d’alarme : « Si l’on ne maîtrise pas la production laitière, nous allons au-devant d une grande catastrophe ! ».
Courant mai, l’arrivée des paies d’avril provoque un coup de tonnerre dans les campagnes : 216 euros les mille litres !

La stupeur fait rapidement place à la colère. Dès lors, les actions se multiplient afin de réclamer un prix du lait décent et correspondant au prix de revient des paysans ainsi qu’une véritable politique laitière. Les actions s'enchaînent à un rythme effréné :
En mai, blocage de la préfecture de la Loire puis des usines Lactalis et Sodiaal.
En juin, actions à la MSA1, blocages d'usines Sodiaal dans la Loire et l'Isère, nouveaux blocages chez Lactalis, nouvelle action à la préfecture.
Face à nous, un état silencieux plus prompt à envoyer la troupe plutôt qu’à négocier et des industriels laitiers qui ne veulent surtout pas remettre à plat la répartition des marges au sein de la filière laitière. Pendant ce temps, la contestation prend de l'ampleur, les rangs des manifs grossissent, les gens désespérés sont de plus en plus déterminés.

Fin juin, nouvelle action à la MSA qui sera suivie d'une grande marche silencieuse à travers les rues de St Étienne.
En juillet, nouvelle action pour tirer la sonnette d'alarme à la MSA et toujours pas de réponses à la hauteur des enjeux. Puis, c'est au tour du Crédit Agricole d'être visé, sans succès, le dialogue ne s installe pas.

Fin août, sous le kiosque place Jean Jaurès, la Conf’ invite l’ensemble des OPA2 à débattre et à échanger avec les paysans. Sous la pluie de très nombreux paysans débattent et échangent, sans les OPA dont le silence interpelle.

Le 16 septembre, le lait de la grève est épandu chez Sodiaal à La Talaudière et chez Lactalis à Andrézieux-Bouthéon puis à Sauvain. Le lendemain, c’est au tour des élus réunis autour des petits-fours et du champagne au centre de thalassothérapie de Montrond-les-Bains de recevoir la visite des producteurs de lait. Deux mondes se télescopent : des élus incompétents et qui se foutent royalement du désarroi grandissant des producteurs de lait.
Dialogue de sourds : « Nous sommes assis sur un baril de poudre et personne n'en a conscience ». Le ton monte, les paysans semblent prêts à tout même au pire. Le désespoir n’est jamais de bon conseil !

Le 21 septembre 2009, 300 à 350 producteurs de lait de tous horizons syndicaux se réunissent au musée l’Art Moderne, tonnes à lisier remplies de lait. La cible du mécontentement… une crise qui n’en finit pas, des élus autistes, une administration qui applique avec zèle la politique d'élimination des paysans  initiées par Mariann Fischer Bool et relayé par le gouvernement français.
Alors, tout le monde se dirige vers la Cité de l'agriculture où les paysans déversent le lait de leur colère... pas de cri de joie ou de victoire mais le sentiment de désespoir, d’épuisement, de refus de la fatalité... Le combat de la dignité et de la vie....

Nous refusons d’être la variable d’ajustement des appétits voraces de profits de l’agro-industrie.

1 Mutualité Sociale Agricole
2 Organisations Professionnelles Agricoles

vendredi 31 août 2012

C'est reparti pour 2 ans !

Après deux ans de (très) bons et loyaux services, je me résous à changer de chaussures.
Changer pour quoi ? Pour la même chose ! Plus question de changer quand on a goutté à ça ! Des chaussures cousues fabriquées en France. Portées été comme hiver pendant deux ans. Pas seulement pour aller se promener le dimanche, vous vous en doutez. Des pieds sains qui respirent dans une chaussure étanche (tant que l'on a pas perdu de crochets !). Que demander de plus ? Un bon prix ? 180€ TTC rendues à domicile (faites le calcul sur 2 ans, ça fait moins peur !). La marque : Le Forézien. Mon coup de cœur !

vendredi 17 août 2012

Du nouveau à la boutique !

La boutique de producteurs de Meyrueis s'est relooké avec des panneaux tous frais tous neufs !

mardi 12 juin 2012

La crise du logement...

...une réalité à la serre !
Les plus chanceux ont des logements individuels au dernier étage sans ascenseur, les autres s'entassent dans un logement de fortune.
Mais bon, c'est toujours mieux que dormir dehors !

samedi 12 mai 2012

Des nouvelles du moulin

Sur la piste du moulin, nous avons continué nos recherches. Tout d'abord avec un détecteur de métal. Il y avait forcément des pièces métalliques pour le faire fonctionner.
Résultats des courses : des p'tits trous partout et un butin... Original !
Des boites de conserves, une grille de barbecue, une agrafe de cagette et deux pièces dont on ne devine pas l'utilisation. Mais vu la profondeur à laquelle nous les avons trouvé, je ne pense pas qu'elles appartiennent au moulin. Difficile donc de trouver d'autres indices!

D'autre part, Philippe Chambon, l'historien local est venu sur les lieux observé la meule. Il a pu rencontrer le voisin qui nous avait indiqué l'emplacement. Ils ont pu échanger des anecdotes sur la vie de Jontanels autrefois.

Il s'agit donc d'un moulin particulier à farine pour moudre le grain d'une famille. Il y en avait au moins deux sur Jontanels.
Les meules étaient entrainées grâce à la force de l'eau de la rivière canalisée par un béal. Ces petits moulins disposaient rarement de bassin comme c'est le cas pour les plus gros. L'eau du béal entrainait directement les mécanismes. On devine encore le tracé du canal grâce à des murs sur la même courbe de niveau. Les meules des moulins locaux étaient taillées non loin de là, à Peyremoula, littéralement "pierre meulière".

Reste internet qui me permet de trouver quelques informations complémentaires avec un schéma d'un moulin qui devait ressembler à peu près à celui de Jontanels :
Schéma de fonctionnement du moulin à roue horizontale
1)Trémie 2)Auget 3)Babillard 4)Arescle 5)Axe en fer et anille 6)Meule tournante 7)Meule gisante ou dormante 8)Enchastre 9)Support 10)Plancher 11)Arbre ou Axe en bois 12)Axe en fer et crapaudine 13)Roue motrice horizontale 14)Madrier ou pontille 15)Réglage inter-meules 16)Trémie d'échappement 17)Caisse à farine 18)Buse d'arrivée d'eau 19)Vanne 20)Conduite d'amenée 

La meule que l'on a découverte est la meule dite tournante, mouvante ou courante. C'est la partie mobile du moulin. C'est par le trou au centre de la pierre (l’œillard) que le grain se faufilait entre les deux pierres pour se faire moudre. La mobilité de cette meule était très délicate à assurer. Il faut en effet que la pierre évidée en son centre soit parfaitement centrée sur un axe et qu'elle tourne parfaitement équilibrée. Pour cela, les deux encoches taillées dans la pierre permettait d’insérer une pièce métallique (l'anille) et ainsi permettre la rotation de la pierre.
Des liens sur les moulins et leur fonctionnement : Lien 1, Lien 2.